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C’est en réunissant des techniques des plus modernes aux plus anciennes que j’essaye de redonner vie aux modillons médiévaux.

Tout commence par la photogrammétrie : un technique souvent utilisée en archéologie et accessible à tous grâce au logiciel libre Meshroom. A l’aide de nombreuse photos du sujet le logiciel le reconstitue en 3D avec plus ou moins de réussite

Il faut ensuite nettoyer, réparer, adapter le modèle créé. Grace au logiciel libre Blender et à ses outils de sculpture on peux retravailler la pièce comme on le ferait avec un bloc d’argile.

La pièce est ensuite matérialisée au format voulu grâce à l’impression 3D.

Il faut alors fabriquer le moule en plâtre. C’est une opération qui peut être assez complexe.Certains moules comportent plus de dix morceaux et certaines anfractuosités sont comblées avant moulage pour ne pas trop augmenter le nombre de pièces du moule.

Une fois le moule sec on y coule de la barbotine ( mélange de terre + eau ). Le plâtre va alors absorber l’eau et ainsi créer un dépôt de terre sur les bords du moule.

L’excès de terre est ensuite vidé. En séchant la terre va se décoller du plâtre. On peut alors ouvrir le moule et retirer la pièce en terre

Il faut maintenant nettoyer les traces de joints de coulage, recreuser les anfractuosités, redessiner les détails estompés ou abîmés lors du démoulage.

Après séchage la pièce est cuite une première fois à 1000° C environ pour obtenir le « biscuit » .

Le biscuit est ensuite émaillé par trempage ou par pulvérisation au pistolet suivant l’émail employé.

La pièce est alors cuite une deuxième fois à une température dépendant de l’émail employé ( généralement un peut plus de 1000°C)

Chacune de ces étapes constitue un apprentissage et je suis amené régulièrement à revoir et améliorer mes méthodes